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Pearls of Chouchani – Pearl number 1

Pearls of Chouchani – Pearl number 1
Pniney Chouchani 01

Read Proverbs 3,29 “Do not plow (plot) harm against your neighbor, who lives trustfully near you”
and Job 4,8 “As I have observed, those who plow evil and those who sow trouble reap it.”

The Thought = Plowing

Action = Sowing

The Result  = Harvest
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Perles de Chouchani – perle numéro 1

Lire Proverbes 3,29 “Ne laboure (médite) pas le mal contre ton prochain, Lorsqu’il demeure tranquillement près de toi.”
et Job 4,8 “Selon ce que j’ai vu, ceux qui labourent l’iniquité et qui sèment la misère, la moissonnent”

La pensée = labourer

L’action = semer

Le résultat = la récolte

Remember, Yzkor – 26 Tevet 5728 מר שושני הלך לעולמו ב, M. Chouchani passed away on January 26th 1968

Yzkor – 26 Tevet 5728, 26 janvier JanuaryMonsieur Chouchani par Mika Halber 1968

We were sent this email:
Mister Shoshani passed away a Friday night 26 Tevet 5728, January 26th 1968. Tonight is Yom Zikaron, JahrZeit, of this man that we will never forget, he left without any offspring other but his disciples. 5728 is written in Hebrew תשכ”ח but we will say לא נשכח as long as we live, we will not forget.

Signed an anonymous student. ”

On nous a envoyé cet email :

“Monsieur Chouchani est mort le vendredi soir 26 Tevet 5728, 26 janvier 1968. Ce soir, Yom Zikaron, JahrZeit, de celui que nous n’oublions pas, parti sans autre descendance que ses disciples. 5728 s’écrit en hébreu תשכ”ח mais nous dirons לא נשכח aussi longtemps que nous vivrons, nous n’oublierons pas.

Signé : un élève anonyme.”

On Instruction and Knowledge

“Préférez mes instructions à l’argent, Et la science à l’or le plus précieux; Car la sagesse vaut mieux que les perles, Elle a plus de valeur que tous les objets de prix.” (Proverbes 8,10-11)

(קְחוּ מוּסָרִי וְאַל כָּסֶף וְדַעַת מֵחָרוּץ נִבְחָר. כִּי טוֹבָה חָכְמָה מִפְּנִינִים וְכָל חֲפָצִים לֹא יִשְׁווּ בָהּ” (משלי ח י-יא”

“Choose my instruction instead of silver,
knowledge rather than choice gold,
for wisdom is more precious than rubies,
and nothing you desire can compare with her.”
(Proverbs 8,10-11)

Peut-on trouver la trace de Monsieur Chouchani dans ce texte de Levinas ?

ChouchaniLevinasEmmanuel Levinas est mort il y a vingt ans, le 25 décembre 1995. On connait son admiration sans limite pour son maître Monsieur Chouchani, “maître prestigieux – et impitoyable” selon ses propres mots. Il répétait à qui voulait bien l’entendre qu’il “n’avait rencontré dans sa vie que deux véritables génies, Heidegger et Chouchani”. Levinas fait également allusion à Chouchani à plusieurs reprises dans ses livres, par exemple dans “Difficile liberté” et dans ses “lectures talmudiques”. Nous vous présentons ici l’extrait d’un de ses livres, “Noms propres”. Jusque-là, on n’avait pas l’habitude de penser que ce texte pouvait faire allusion à Monsieur Chouchani. Mais un professeur de philosophie de l’université de Bar-Ilan, Dr. Hanoch Ben-Pazi, l’affirme : le dernier chapitre du livre parlerait sans le nommer du mystérieux génie. “Noms propres” est un recueil de portraits que Levinas dresse d’écrivains ou de penseurs aussi différents que Derrida, Agnon, Kierkegaard, Proust, ou Martin Buber. Mais le dernier chapitre du livre est intitulé “Sans Nom”. Il y est question de l’effondrement moral de l’humanité pendant la deuxième guerre mondiale et des enseignements à en tirer. Et il est aussi question dans ce chapitre de la condition si particulière du peuple juif. Il est vrai qu’on n’imagine pas Levinas penser au fait juif ni à la morale juive sans garder en arrière-pensée son “maître prestigieux” – un petit homme étrange, sans nom, qui l’a ébloui par ses océans de connaissances, ses capacités dialectiques hors du commun et ses fulgurances de génie. Alors voici un extrait de ce texte en question, peut-on le déchiffrer et y trouver un hommage à Monsieur Chouchani ? aux lecteurs de juger.

“SANS NOM” (chapitre dans le livre d’Emmanuel Levinas “Noms Propres”)

“(…) il nous faut désormais dans l’inévitable reprise de la civilisation et de l’assimilation, enseigner aux générations nouvelles la force nécessaire pour être fort dans l’isolement de tout ce qu’une fragile conscience est alors appelée à contenir. Il nous faut – en rappelant la mémoire de ceux qui, non-juifs et juifs, surent, sans même se connaitre ni se voir, se comporter en plein chaos comme si le monde n’avait pas été désintégré, en rappelant la Résistance des maquis, c’est-à-dire précisément celle qui n’avait d’autre source que ses propres certitudes et son intimité – il faut, à travers de tels souvenirs, ouvrir vers les textes juifs un accès nouveau et restituer à la vie intérieure un nouveau privilège. La vie intérieure, on a presque honte de prononcer, devant tant de réalismes et d’objectivismes, ce mot dérisoire.

La condition juive

Quand les temples sont debout, quand les drapeaux flottent sur les palais et que les magistrats ceignent leur écharpe – les tempêtes sous les crânes ne menacent d’aucun naufrage. Ce ne sont peut-être que les remous que provoquent, autour des âmes bien ancrées dans leur havre, les brises du monde. La vraie vie intérieure n’est pas une pensée pieuse ou révolutionnaire qui nous vient dans un monde bien assis, mais l’obligation d’abriter toute l’humanité de l’homme dans la cabane ouverte à tous les vents, de la conscience. Et certes, il est fou de rechercher la tempête pour elle-même, comme si “dans la tempête résidait le repos” (Lermontov). Mais que l’humanité installée puisse à tout moment s’exposer à la situation où sa morale tienne tout entière dans un “for intérieur”, où sa dignité reste à la merci des murmures d’une voix subjective et ne se reflète ni ne se confirme plus dans aucun ordre objectif – voilà le risque dont dépend l’honneur de l’homme. Mais c’est peut-être ce risque que signifie le fait même que dans l’humanité se constitue la condition juive. Le judaïsme, c’est l’humanité au bord de la morale sans institutions.
Nous ne disons pas que la condition juive soit aussi une assurance contre ce risque. Peuple comme tous les peuples désireux, lui aussi, de savoir les voix de sa conscience enregistrées dans une civilisation impérissable ; peuple plus vieux, plus sceptique, plus chercheur que les autres, se demandant, avant les autres, si ces voix ne sont pas déjà l’écho d’un ordre historique qui les dépasse. Peuple épris de bonheur, comme tous les autres peuples et amoureux de la douceur de vivre. Mais par une étrange élection, peuple aussi conditionné et ainsi situé parmi les nations – est-ce métaphysique ou est-ce sociologie ? – qu’il s’expose à se retrouver, du jour au lendemain et sans préavis, dans la désolation de son exil, de son désert, de son ghetto ou de son camp, toutes les splendeurs de la vie balayées comme des oripeaux, le Temple en flammes, les prophètes sans vision, réduit à la moralité intérieure – par l’univers démentie. Peuple exposé – même en pleine paix – au propos antisémite, car peuple capable de percevoir dans ce propos un sifflement inaudible à l’oreille commune. Et déjà un vent glacial parcourt les pièces encore décentes ou luxueuses, arrache les tapisseries et les tableaux, éteint les lumières, fissure les murs, met en loques les vêtements et apporte les hurlements et les hululements d’impitoyables foules. Verbe antisémite à nul autre pareil, est-il injure comme les autres injures ?
Verbe exterminateur par lequel le Bien se glorifiant d’Être retourne à l’irréalité et se recroqueville au fond d’une subjectivité, idée transie et tremblante. Verbe révélant à l’Humanité tout entière par l’entremise d’un peuple, élu pour l’entendre, une désolation nihiliste qu’aucun autre discours ne saurait suggérer. Cette élection est certes un malheur.
Mais cette condition où la morale humaine retourne après tant de siècles comme à sa matrice atteste – d’un testament très ancien – son origine d’en deçà les civilisations. Civilisations que cette morale rend possibles, appelle, suscite, salue et bénit, mais qui, elle, ne s’éprouve et ne se justifie que si elle peut tenir dans la fragilité de la conscience, dans les “quatre coudées de la Halacha”, dans cette demeure précaire et divine.”

מר שושני והרבי

מר שושני ביקש וקיבל טלית מהרבי מליובביץ. עוד מאמר על “הגאון המסתורי”.
Monsieur Chouchani a demandé et a reçu un Talith du Rabbi de Loubavitch. Voici un nouvel article sur le “génie mystérieux”.03-12-2015-16-07-10-Beis-Moshiach-998-36-758x496
Mister Shoshani requested and received a Talith from the Lubavitch Rabbi. Here is a new article on the “the Mysterious Genius”.ha Rabbi

http://beismoshiachmagazine.org/katavot/2015/12/3/254747701448-2.html

“Shushani and the Problem of Humiliation”

“Shushani and the Problem of HumiliationIMG_3013

Not every teacher thus honored performed their task with equanimity of spirit. Many were angry, some morose. But Mordechai Rosenbaum (aka Harav Mordechai Shushani) presents a special case. His brilliance, erudition, and devotion to study are legendary, as experienced by Wiesel, Emmanuel Levinas, Shalom Rosenberg, and other members of an elite group of students. He was eccentric in appearance, behavior, and method, dressing poorly, maintaining secrecy in his comings and goings, saying little about his past, and holding marathon classes some days and disappearing for long stretches on others. (…) Wiesel also characterizes Harav Shushani as rude and abrupt, stooping so low as to mock, humiliate, and and torment his students. (…)
Harav Shushani did everything, in other words, that his student wouldn’t think of doing. Wiesel’s way is not to humiliate but to humanize.
Indeed, the relationship between Rav Shushani and his admiring student – humiliation on the one hand, loyalty on the other – replays how Wiesel some years later described the relationship between the renegade talmudic master, Elisha ben Abuya, and his lone remaining disciple, Rabbi Meir.(…) Wiesel never refers to Shushani as an apostate (though others apparently did). The question was more the effect of his teaching on the faith of others rather than on his own. Nevertheless, what thy shared was a pedagogy that had room for the humiliation of their closest disciples.
What then did our teacher learn from his own about teaching ? Perhaps he learned what NOT to do; perhaps WE learn, indirectly and paradoxically, that sometimes one chooses a master (or a master chooses a student) from whom one eventually diverges 180 degrees. But then again, it may be that Wiesel’s classroom teaching draws on Shushani’s, while filtering away its excesses.”

from ELIE WIESEL Jewish, Literary and Moral Perspectives. Alan Rosen.

“הרב אליהו אביחיל ז”ל על שושני “לפי כל מיני פרטים, שנלקטו פה ושם, הוא היה, כנראה, יליד מרוקו

הרב אליהו אביחיל הלך לעולמו לפני כמה ימים, זכרונו לברכה.
הרב אביחיל ידוע כאיש שנלחם כל חייו כדי לחפש ולהעלות לארץ את השבטים האבודים, מעט אנשים יודעים שהוא גם למד עם מר שושני – בן שושן כפי שהוא קרא לו, שהוא פגש בקיבוץ סעד.
הוא כתב על מר שושני בספרו : “היה גאון עצום, שלא מצויים כמוהו בעולם.” (…) “לפי כל מיני פרטים, שנלקטו פה ושם, הוא היה, כנראה, יליד מרוקו שלמד בישיבות ליטאיות.”
הינה כמה קטעים מהראיון שלו לסרט.

Fools and Children

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Dans le Talmud il est écrit : “Depuis le jour de la destruction du Temple, la prophétie a été retirée des prophètes et a été donnée aux fous et aux enfants”.

It’s written in the Talmud: ” Since the Temple was destroyed, prophecy has been taken from prophets and given to fools and children.”

“מיום שחרב בית המקדש ניטלה נבואה מן הנביאים וניתנה לשוטים ולתינוקות”
(בבא בתרא יב, ב)

How to understand the Talmud – according to Monsieur Chouchani

How to understand the Talmud – according to Monsieur Chouchani

“The fundamental principle is reported by Levinas in the name of his teacher, Chouchani: “One does not have to construct nor speculate abstractly, but through imagination.” On this are based the following assumptions:
1. Reading Talmud requires sensitivity to images, ideas, reactions, random thoughts, even distractions, that occur in the process of reading.
2. Reading Talmud requires asking questions, permitted or not.
3. The Talmud should be read aloud to approximate an oral tradition.
4. The Talmud is to be taken as a whole.
5. The Talmud is part of the story of the encounter between Israel and the “Nameless Being.” This encounter precludes a sensibility of oppression.
6. Although historical and scientific information is essential for a proper reading of the Talmud, such information must be subject to the same images, ideas, reactions, random thoughts, even distractions and – especially – questions as the text.
7. The mention of “Israel” means human being. As Levinas wrote:
Each time Israel is mentioned in the Talmud one is free, certainly, to understand by it a particular ethnic group which is probably fulfilling an incomparable destiny. But to interpret in this manner would be to reduce the general principle in the idea enunciated in the Talmudic passage, would be to forget that Israel means a people who has received the Law and, as a result, a human nature which has reached the fullness of its responsibilities and of its self-consciousness… the heirs of Abraham are all nations; any man truly man is no doubt of the line of Abraham.”

In “Reading Levinas/Reading Talmud: An Introduction”
By Ira F. Stone

הרב אליהו אביחיל כתב על מר שושני

הרב אליהו אביחיל כתב על מר שושני:Rav Elyiahu Avihail
“פנומן, גאון עולמי, לא ראיתי ולא שמעתי אדם כמוהו מימיי. זוהי דמות מסתורית שלא יודעים את שמה האמיתי, בן שושן או מר שושני, ולא יודעים מאיזו ארץ הוא בא. הוא ידע המון שפות על בוריין. היו לו זיכרון צילומי ומוח מעמיק. הוא ידע את כל התנ”ך, התלמוד והתוספות בעל פה. הכרתי אותו בקיבוץ סעד. בשבת אחת בקיבוץ הוא נתן הרצאה והכריז שייתן בה 70 פירושים לפסוק אחד, כמו שכתוב – 70 פנים לתורה.

“הוא לקח פסוק מספר מלאכי, ותוך שעתיים הגיע לשבעה פירושים שונים, אך לחבר’ה כבר לא היה כוח להמשיך. הוא היה גאון מופלא, מלא בבדיחות דעת ושמחת הלימוד. הוא היה אמנם אדם מוזר ומסוגר, הוא לא רצה שיראו אותו אוכל והיה לבוש ברישול. אבל כשהוא התחיל ללמד – הכול נשכח.

“ממנו לקחתי את עיקרון ההעמקה. אלי ויזל כתב שבזמן המלחמה, קצין נאצי תפס אותו ברחוב ולקח אותו לגסטפו. בן שושן הציג את עצמו כפרופסור למתמטיקה והציע לערוך תחרות חידות מתמטיות שאם ינצח בה – ישוחרר. הוא ניצח כמובן, שוחרר וחצה את הגבול לשווייץ”.