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Monsieur Chouchani et le talisman, une histoire humoristique, incroyable mais vraie

Monsieur Chouchani et le talisman, une histoire humoristique, incroyable mais vraie

La légende et le mystère autour de Monsieur Chouchani ne se réduisent pas à la question de son identité. Beaucoup d’autres interrogations à son sujet ont préoccupé tous ceux qui l’ont croisé un jour ou une heure dans leur vie : où cet homme a-t-il acquis ses connaissances apparemment infinies dans tous les domaines ? comment peut-il connaître ainsi le contenu des livres qu’il n’a pas lus ? d’où vient cette mémoire phénoménale ? où est-il parti ? dans quel but parcourt-il le monde ? comment parvient-il à se trouver dans deux pays en même temps ? possède-t-il des pouvoirs kabbalistiques ? pourquoi se comporte-t-il de façon si étrange ? que cherche-t-il ? etc.

Mais aussi, selon les nombreux témoignages de ceux qui ont rencontré ou même seulement croisé Monsieur Chouchani, on ne sort pas indemne d’une telle rencontre… ils racontent qu’on se trouverait soudain victime de phénomènes surnaturels ou pour le moins étranges…

Oui, au risque de froisser notre bon sens cartésien, beaucoup de personnes habituellement très rationnelles témoignent avoir assisté à des phénomènes inexpliqués après avoir rencontré ce clochard de génie. Comme si la proximité avec ce personnage hors du commun pouvait nous faire entrer dans un obscur univers parallèle. Comme chacun le sait désormais, j’ai interviewé pour mon film des centaines de témoins qui ont rencontré Chouchani de par le monde et j’ai entendu tellement d’histoires inquiétantes qui allaient dans ce sens que je finis par me demander s’il n’y a pas une part de vérité

A plusieurs reprises on m’a averti qu’il ne fallait pas m’approcher de cette histoire… pour mon bien, m’a-t-on-dit… L’homme faisait peur de son vivant et cette peur ne s’est pas dissipée après sa mort. Chouchani continue à hanter certains.
Je n’y croyais pas au début, mais effectivement, j’ai moi-même été témoin de faits non expliqués lors de mon enquête. Je raconterai à l’occasion quelques péripéties hallucinantes qui sont survenues.

Voici par exemple une anecdote authentique que j’ai décidé de vous dévoiler aujourd’hui.
Un jour, mon ami le rav Israel Altar m’envoie un message me disant qu’il était dans un centre commercial à Petah Tikvah et cherchait un petit restaurant pour se sustenter. Il est entré dans un snack et c’est alors qu’il a découvert avec stupeur une photo de Monsieur Chouchani accrochée au mur ! Oui, il l’a reconnu, c’était bien lui sur le mur, le mystérieux Chouchani. Comme s’il remplaçait la traditionnelle photo du Rabbi de Lubavitch ou de Baba Saleh comme porte bonheur. J’ai éclaté de rire en l’apprenant. Le rav Altar a même pris une photo de l’endroit et me l’a envoyée. Shushani in a restaurant

Comment Chouchani était-il arrivé jusque-là ? C’est absolument incroyable, qui a bien pu accrocher une photo de cet illustre inconnu dans ce snack d’une petite ville de banlieue ? Sûrement un disciple passionné, ou peut-être le fils d’un tel disciple. Le rav Altar a interrogé la serveuse pour savoir si elle savait de qui était cette photo et obtenir une explication.

Elle a répondu que son patron l’a accrochée ici comme talisman mais qu’elle n’avait pas la moindre idée de qui il s’agissait.
Emotion, suspense… nous sommes proches, semble-t-il, d’une découverte majeure sur Chouchani. Nous disposons d’une nouvelle piste inattendue qui va peut-être nous conduire vers de nouveaux éléments biographiques et qui vont révolutionner tout ce que nous croyons savoir sur lui. Cela est déjà arrivé quelques fois pendant mes années de recherche.
Le rav Altar n’a pas pu parler avec l’énigmatique patron mais s’est promis de revenir bientôt sur les lieux car il n’habite pas très loin. J’attends donc avec impatience. Qui est-ce. Pourquoi. Que sait-il.

Au bout de deux semaines, il m’a enfin donné toutes les explications (si vous n’êtes pas curieux ne lisez pas la réponse plus bas) :
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« J’ai parlé avec le propriétaire du restaurant aujourd’hui. Il m’a raconté qu’il a vu l’émission de télévision dans laquelle tu es intervenu sur la Chaine 20 [ndt: Chaine de TV israélienne] et plus tard dans la nuit il a rêvé de Monsieur Chouchani. Alors il s’est mis à lire des informations sur lui et a décidé d’accrocher sa photo comme talisman. Il m’assure que depuis qu’il l’a mise, son affaire marche bien mieux… »

J’étais fort heureux d’entendre cet éclaircissement pour le moins surprenant. Peut-être faut-il commencer par distribuer des talismans de Chouchani ? Je ne suis pas sûr qu’il aurait adhéré.
Alors nous voilà désormais prévenus, Chouchani intervient aussi dans les rêves, et insuffle parfois de bonnes énergies.
NB : mon interview sur la Chaine 20 que le patron du snack a regardée par hasard https://youtu.be/ElTA7VVfJ3A

Lecture about Shushani in Jerusalem

לא מזמן בירושלים, הרצאה על מר שושני עם הקרנת קטעים מתוך הסרט. תודה לכל המשתתפים.
Recently in Jerusalem, a lecture about Mr Shushani with the screening of the film’s excerpts. Thank you to all who attended.
Une conférence sur Monsieur Chouchani a eu lieu récemment à Jérusalem avec une projection d’extraits du film. Merci à tous les participants.

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Three Masters sit: Borges, Kafka and Shoshani in the middle.

In this painting of the famous French painter Gerard Garouste “Three Masters and the fat gooses”, one can see Mister Shoshani sitting in the middle, between Kafka and Borges.garouste_les_trois_maitres

“Les trois maîtres et les oies grasses”, tableau du célèbre peintre contemporain Gérard Garouste.
On peut y voir Monsieur Chouchani assis au milieu entre Kafka et Borges.

The last filmed interview of Elie Wiesel was about his Mentor Shoshani – Chouchani

Filmmaker Michael Grynszpan and Elie Wiesel z.l.

Filmmaker Michael Grynszpan and Elie Wiesel z.l.


We’ve just learned the sad news: Elie Wiesel, Auschwitz Survivor and Nobel Peace Prize Winner, Dies at 87. Baruch Dayan Emet (Blessed is the True Judge).

We had the privilege to meet him and to interview him last year in New York.
Elie Wiesel was happy to talk about his mentor and master Shoshani (Chouchani).

We believe this was his last filmed interview.

Elie Wiesel holds Shoshani / Chouchani’s letters in his private archives

Another fascinating article written by a talented journalist Ofer Aderet in Haaretz (same journalist who wrote the first article about our movie on Chouchani / Shoshani http://www.haaretz.com/israel-news/.premium-1.553215)

Elie Wiesel and Joel Rappel - Picture : Dorit Rappel

Elie Wiesel and Joel Rappel – Picture : Dorit Rappel


This time it’s about the most famous book of Elie Wiesel, “Night”. We learn here that Dr Joel Rapel – who was the director of Elie Wiesel’s archives in Boston for years – found there this manuscript in Hebrew! Nobody knew until now that Wiesel wrote a version of “Night” in Hebrew because it has never been published. The text in Hebrew is different than the one in French.

Another interesting point in the article, though we knew it before from another source: Elie Wiesel holds letters that Chouchanu/Shoshani wrote him! Under what name did Chouchani sign his letters? good question… It’s important to stress the fact that Elie Wiesel has always maintained that Chouchani’s real name was Mordehai Rosenbaum.

Note: this mention of these letters doesn’t appear in the Hebrew translation of the original article of Aderet in Hebrew, one can say that Chouchani was lost in translation :)

http://www.haaretz.com/jewish/news/.premium-1.717093?utm_content=%24sections%2F1.717093.1462094157&utm_medium=EMAIL&utm_source=SMARTFOCUS&utm_campaign=1390118&utm_term=20160501-03%3A05&ts=_1462146040434

Elie Wiesel holds letters of Shoshani in his private archives

עוד מאמר מרתק של העיתונאי המוכשר עופר אדרת (אותו עיתונאי שכתב את המאמר הראשון על הסרט שלנו על שושני בהארץ http://www.haaretz.co.il/news/education/.premium-1.2132317) הפעם הוא כותב על הספר המפורסם ביותר של אלי ויזל “הלילה” ומגלה לנו שד”ר יואל רפל, מנהל לשעבר של הארכיון אלי ויזל בבוסטון, מצא את הגרסא המקורית של כתב היד בעברית של אותו ספר.
הגרסא בעברית שונה מהטקסט בצרפתית, ולא פורסמה לעולם. עוד דבר מעניין במאמר (אך זה ידענו מקודם ממקור אחר): אלי ויזל מחזיק בכמה מכתבים שמר שושני כתב לו ! באזה שם שושני חתם על מכתבים אלו? חשוב לציין שאלי ויזל תמיד טען ששמו המקורי של שושני היה מרדכי רוזנבאום.
http://www.haaretz.co.il/gallery/literature/.premium-1.2925993

Elie Wiesel and Joel Rappel - Picture : Dorit Rappel

Elie Wiesel and Joel Rappel – Picture : Dorit Rappel


“ויזל שומר בביתו הפרטי חומרים נוספים, שלא רצה לחלוק עם העולם, בהם התכתבויות עם אנשי רוח ומנהיגים רבים כמו הרבי מלובביץ’, ג’ימי קרטר, ביל קלינטון, ברק אובמה, ג’ורג’ בוש, רונלד רייגן, יצחק רבין, משה דיין, מנחם בגין ואחרים. גם מכתבים מ”מר שושני”, כינויו של גאון יהודי מסתורי, שמת לפני 50 שנה וזהותו נותרה עלומה, מוחזקים שם.”

Peut-on trouver la trace de Monsieur Chouchani dans ce texte de Levinas ?

ChouchaniLevinasEmmanuel Levinas est mort il y a vingt ans, le 25 décembre 1995. On connait son admiration sans limite pour son maître Monsieur Chouchani, “maître prestigieux – et impitoyable” selon ses propres mots. Il répétait à qui voulait bien l’entendre qu’il “n’avait rencontré dans sa vie que deux véritables génies, Heidegger et Chouchani”. Levinas fait également allusion à Chouchani à plusieurs reprises dans ses livres, par exemple dans “Difficile liberté” et dans ses “lectures talmudiques”. Nous vous présentons ici l’extrait d’un de ses livres, “Noms propres”. Jusque-là, on n’avait pas l’habitude de penser que ce texte pouvait faire allusion à Monsieur Chouchani. Mais un professeur de philosophie de l’université de Bar-Ilan, Dr. Hanoch Ben-Pazi, l’affirme : le dernier chapitre du livre parlerait sans le nommer du mystérieux génie. “Noms propres” est un recueil de portraits que Levinas dresse d’écrivains ou de penseurs aussi différents que Derrida, Agnon, Kierkegaard, Proust, ou Martin Buber. Mais le dernier chapitre du livre est intitulé “Sans Nom”. Il y est question de l’effondrement moral de l’humanité pendant la deuxième guerre mondiale et des enseignements à en tirer. Et il est aussi question dans ce chapitre de la condition si particulière du peuple juif. Il est vrai qu’on n’imagine pas Levinas penser au fait juif ni à la morale juive sans garder en arrière-pensée son “maître prestigieux” – un petit homme étrange, sans nom, qui l’a ébloui par ses océans de connaissances, ses capacités dialectiques hors du commun et ses fulgurances de génie. Alors voici un extrait de ce texte en question, peut-on le déchiffrer et y trouver un hommage à Monsieur Chouchani ? aux lecteurs de juger.

“SANS NOM” (chapitre dans le livre d’Emmanuel Levinas “Noms Propres”)

“(…) il nous faut désormais dans l’inévitable reprise de la civilisation et de l’assimilation, enseigner aux générations nouvelles la force nécessaire pour être fort dans l’isolement de tout ce qu’une fragile conscience est alors appelée à contenir. Il nous faut – en rappelant la mémoire de ceux qui, non-juifs et juifs, surent, sans même se connaitre ni se voir, se comporter en plein chaos comme si le monde n’avait pas été désintégré, en rappelant la Résistance des maquis, c’est-à-dire précisément celle qui n’avait d’autre source que ses propres certitudes et son intimité – il faut, à travers de tels souvenirs, ouvrir vers les textes juifs un accès nouveau et restituer à la vie intérieure un nouveau privilège. La vie intérieure, on a presque honte de prononcer, devant tant de réalismes et d’objectivismes, ce mot dérisoire.

La condition juive

Quand les temples sont debout, quand les drapeaux flottent sur les palais et que les magistrats ceignent leur écharpe – les tempêtes sous les crânes ne menacent d’aucun naufrage. Ce ne sont peut-être que les remous que provoquent, autour des âmes bien ancrées dans leur havre, les brises du monde. La vraie vie intérieure n’est pas une pensée pieuse ou révolutionnaire qui nous vient dans un monde bien assis, mais l’obligation d’abriter toute l’humanité de l’homme dans la cabane ouverte à tous les vents, de la conscience. Et certes, il est fou de rechercher la tempête pour elle-même, comme si “dans la tempête résidait le repos” (Lermontov). Mais que l’humanité installée puisse à tout moment s’exposer à la situation où sa morale tienne tout entière dans un “for intérieur”, où sa dignité reste à la merci des murmures d’une voix subjective et ne se reflète ni ne se confirme plus dans aucun ordre objectif – voilà le risque dont dépend l’honneur de l’homme. Mais c’est peut-être ce risque que signifie le fait même que dans l’humanité se constitue la condition juive. Le judaïsme, c’est l’humanité au bord de la morale sans institutions.
Nous ne disons pas que la condition juive soit aussi une assurance contre ce risque. Peuple comme tous les peuples désireux, lui aussi, de savoir les voix de sa conscience enregistrées dans une civilisation impérissable ; peuple plus vieux, plus sceptique, plus chercheur que les autres, se demandant, avant les autres, si ces voix ne sont pas déjà l’écho d’un ordre historique qui les dépasse. Peuple épris de bonheur, comme tous les autres peuples et amoureux de la douceur de vivre. Mais par une étrange élection, peuple aussi conditionné et ainsi situé parmi les nations – est-ce métaphysique ou est-ce sociologie ? – qu’il s’expose à se retrouver, du jour au lendemain et sans préavis, dans la désolation de son exil, de son désert, de son ghetto ou de son camp, toutes les splendeurs de la vie balayées comme des oripeaux, le Temple en flammes, les prophètes sans vision, réduit à la moralité intérieure – par l’univers démentie. Peuple exposé – même en pleine paix – au propos antisémite, car peuple capable de percevoir dans ce propos un sifflement inaudible à l’oreille commune. Et déjà un vent glacial parcourt les pièces encore décentes ou luxueuses, arrache les tapisseries et les tableaux, éteint les lumières, fissure les murs, met en loques les vêtements et apporte les hurlements et les hululements d’impitoyables foules. Verbe antisémite à nul autre pareil, est-il injure comme les autres injures ?
Verbe exterminateur par lequel le Bien se glorifiant d’Être retourne à l’irréalité et se recroqueville au fond d’une subjectivité, idée transie et tremblante. Verbe révélant à l’Humanité tout entière par l’entremise d’un peuple, élu pour l’entendre, une désolation nihiliste qu’aucun autre discours ne saurait suggérer. Cette élection est certes un malheur.
Mais cette condition où la morale humaine retourne après tant de siècles comme à sa matrice atteste – d’un testament très ancien – son origine d’en deçà les civilisations. Civilisations que cette morale rend possibles, appelle, suscite, salue et bénit, mais qui, elle, ne s’éprouve et ne se justifie que si elle peut tenir dans la fragilité de la conscience, dans les “quatre coudées de la Halacha”, dans cette demeure précaire et divine.”

מר שושני והרבי

מר שושני ביקש וקיבל טלית מהרבי מליובביץ. עוד מאמר על “הגאון המסתורי”.
Monsieur Chouchani a demandé et a reçu un Talith du Rabbi de Loubavitch. Voici un nouvel article sur le “génie mystérieux”.03-12-2015-16-07-10-Beis-Moshiach-998-36-758x496
Mister Shoshani requested and received a Talith from the Lubavitch Rabbi. Here is a new article on the “the Mysterious Genius”.ha Rabbi

http://beismoshiachmagazine.org/katavot/2015/12/3/254747701448-2.html

“Shushani and the Problem of Humiliation”

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Not every teacher thus honored performed their task with equanimity of spirit. Many were angry, some morose. But Mordechai Rosenbaum (aka Harav Mordechai Shushani) presents a special case. His brilliance, erudition, and devotion to study are legendary, as experienced by Wiesel, Emmanuel Levinas, Shalom Rosenberg, and other members of an elite group of students. He was eccentric in appearance, behavior, and method, dressing poorly, maintaining secrecy in his comings and goings, saying little about his past, and holding marathon classes some days and disappearing for long stretches on others. (…) Wiesel also characterizes Harav Shushani as rude and abrupt, stooping so low as to mock, humiliate, and and torment his students. (…)
Harav Shushani did everything, in other words, that his student wouldn’t think of doing. Wiesel’s way is not to humiliate but to humanize.
Indeed, the relationship between Rav Shushani and his admiring student – humiliation on the one hand, loyalty on the other – replays how Wiesel some years later described the relationship between the renegade talmudic master, Elisha ben Abuya, and his lone remaining disciple, Rabbi Meir.(…) Wiesel never refers to Shushani as an apostate (though others apparently did). The question was more the effect of his teaching on the faith of others rather than on his own. Nevertheless, what thy shared was a pedagogy that had room for the humiliation of their closest disciples.
What then did our teacher learn from his own about teaching ? Perhaps he learned what NOT to do; perhaps WE learn, indirectly and paradoxically, that sometimes one chooses a master (or a master chooses a student) from whom one eventually diverges 180 degrees. But then again, it may be that Wiesel’s classroom teaching draws on Shushani’s, while filtering away its excesses.”

from ELIE WIESEL Jewish, Literary and Moral Perspectives. Alan Rosen.